laurence TERRAS-MAUBOUSSIN

Photographe de paysage. Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur
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Les Alpes

Je vous emmène en altitude, près des lacs et des prairies perchés au milieu des nuages. Les sensations y sont uniques.
La magie de ces endroits est la seule récompense de plusieurs heures de marche, mais j’espère vous inciter à aller les découvrir par vous même.

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  • Le Saut du Laire, Prapic

    Hors du temps

    Peu à peu, le parking de Prapic se vide. Tandis que la fraîcheur se fait enfin sentir sur ce petit vallon touristique où la chaleur régnait tout à l’heure, je reste la, incapable de repartir de ce lieu où les cascades se succèdent. Le soleil illumine de ses derniers rayons le Saut du Laire, lui procurant ainsi toute sa majesté.

    Les moutons, parqués pendant le passage des visiteurs, ont étés libérés et montent peu à peu dans ces alpages verdoyants que les pluies incessantes de juin leur ont offert.

    Je vais pourtant devoir laisser la quiétude qui règne ici, emportant avec moi le souvenir du bourdonnement de l’eau et cette vision du paradis où le temps peu s’arrêter

  • La Meije

    La reine Meije

    Lentement, les rayons du soleil transforme peu à peu les alpages d’Entraigues en de merveilleux tapis d’émeraude. Les roches environnantes se couvrent de la couleur du feu. Somptueuse et imposante, La Meije, telle une reine, accompagne nos pas vers le lac Goléon pour notre bivouac du soir.

    Mais quelle est cette lueur au loin sur cet illustre sommet ? Les étoiles ne sont donc pas les seules à vouloir éclairer la nuit ? Une minute de pause et la cause est révélée : Un projecteur éclaire les cimes depuis la Grave.

  • Col du Lautaret, Vallée de la Guisane

    Le voile blanc

    En haut des cimes, souffle le vent,
    En haut des cimes, s’envole la poudre d’argent.

    Au gré des bourrasques, la montagne se drape de brumes gracieuses et légères. Le froid s’empare de nos joues et de nos mains, sorties depuis quelques minutes de la voiture pour admirer le spectacle.

    Alors que nous entendons encore les cris des enfants jouant au bord des pistes de ski, nous passerons bientôt ce col avec, déjà, un petit goût de nostalgie…

  • Glacier Blanc

    Joyaux Ephémères

    Au fond du pré de Mme Carle, L’eau du glacier blanc s’écoule doucement, façonnant peu à peu son environnement. Tantôt nacre, tantôt diamant, tel une multitude de sculptures délicates, la glace reflète les rayons du soleil formant un arc-en-ciel à chaque courbe de son relief.

    Le calme des lieux déconcerte quelque peu… De nombreux visiteurs se sont pressés là tout l’été. Les chocards continuent d’ailleurs de glaner les miettes laissées sur le rocher.

    Il ne nous reste que peu de temps pour admirer les mélèzes au soleil couchant. Les épines, dorées par l’automne, tomberont bientôt sous le souffle des vents.

  • Glacier du Casset, Lueurs automnales

    Le roi soleil

    Alors que la fraîcheur règne en ce matin d’automne, les mélèzes forment une arche de feu sur le chemin du glacier d’Arsine. Ils attendent patiemment que les premiers rayons du soleil viennent leur apporter les derniers instants de chaleur, tandis que le glacier du Casset voudrait voir tomber les premiers cristaux qui le protégeront.

  • Les lacs de Pétarel

    La danse des brumes

    Au hameau des Portes, l’herbe est recouverte de givre. Le sentier qui traverse la forêt se perd dans le banc de brume qui s’est formé tout à l’heure. Au loin, quelques rayons de soleil percent l’épais nuage mais il est impossible de distinguer le village de la Chapelle, tout en bas.

    Le vent fait glisser la vapeur le long des pentes du Serre de l’Ubac. Au milieu des rhododendrons, cette danse laisse parfois entrevoir l’aiguille des Arches située juste au-dessus de nous. Le banc de brume se déchire peu à peu.

    A présent, le sommet de l’Olan se dresse majestueusement sur cette mer de nuages. Plus aucun arbre ne borde le sentier alors que la chaleur du mois de juin commence à s’imposer. Les lacs de Pétarel apparaissent enfin devant nous. Le spectacle du reflet des sommets environnants est à la hauteur de nos espérances. Nous resterons ici un long moment avant de replonger à nouveau dans le monde des hommes.

  • Lacs de Crupillousse, Champoléon

    Peinture d’altitude

    Ce matin dans la vallée, un feu d’artifice de couleur avait déjà ravi nos yeux. Le vert tendre des versants qui longent le sentier se mariait divinement avec le rose des rhododendrons encore en fleur dans cette vallée où le soleil ne réchauffe les pierres qu’en milieu de matinée.

    Alors que la végétation avait du mal à nous accompagner dans cette longue ascension, les rocailles brunes sculptées par les eaux dessinaient devant nous les prémices de la toile finale. Un dernier lacet, quelques pas incertains dans les névés encore accrochés à la pente et les eaux cristallines des lacs de Crupillousse surgissaient devant nous.

    Étendues bleues bordées de cimes acérées, parsemées d’ivoire dans lesquelles gisent des lingots de pierres, la richesse des lieux dépasse celle des hommes.

  • Lacs des Estaris, Le Lac Long

    Au moment où le ciel et la terre se mêlent

    Habilement, l’altitude façonne les abords des lacs des Estaris. Alors que les eaux de la prairie de Jujal reflétaient déjà les sommets environnants, les névés et les blocs de glace s’élargissent peu à peu. le spectacle qui s’offre à mes yeux évolue sans cesse jusqu’au grand lac des Estaris où la neige s’impose encore.

    Au lac Long, l’eau et la glace s’enlacent dans de multiples nuances. Un nuage passe et le ciel s’engouffre aussitôt dans ces eaux turquoises pour me présenter l’un des plus beaux résultats de la confusion des éléments.

    Alors que le chant du dégel vient participer au spectacle, le nuage s’en va voguer vers d’autres sommets, ne me laissant que le souvenir de cet instant magique

  • Le voile de la marié

    Quelle belle réception !

    Nous somme arrivés ce matin dans cette vallée du Valgaudemar, accueillis par un arc-en-ciel au-dessus de la cascade du Casset. Sur le sentier du ministre, le sol s’est couvert de couleurs d’or et de rubis. Les trembles ont revêtu leur manteau de feu et les premières neiges ont recouvert les sommets des Bans.

    Doucement, La journée avance, les ombres se déplacent et jouent avec les rochers de la cascade du voile de la mariée. De grands rayons lumineux viennent de faire leur apparition et font briller la chute d’eau telle une rivière de diamants.

    Merci dame nature pour ces paysages fragiles de l’automne. Il ne nous reste plus qu’à vous remercier pour cet accueil à présent gravé dans nos mémoires.

  • Le Lauzon

    Magie de l’aurore

    Doucement, la lueur de l’aube et le bruit de l’eau nous chantent les préludes de cette belle journée qui s’annonce. La tente est couverte de rosée et les chaussures laissées à l’extérieur sont un peu fraîches. Après avoir contemplé le coucher de soleil et le lever de la pleine lune, c’est le moment d’assister au réveil des lieux.

    Le Sirac, premier acteur de cette scène à profiter des rayons rougeâtre du levant, domine la vallée endormie. Derrière les Bans, le soleil débute son ascension et glisse le long des cimes découpées. Tandis que les eaux bouillonnantes des torrents se mettent à scintiller, les ombres ondulent au grés des roches et des massifs de rhododendron.

    Dans cet alpage, les formes des blocs de granit sont délicatement soulignées par la couleur de l’herbe naissante. Tout le panorama est maintenant déplié. Il ne reste plus qu’à demander le rappel